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16/10/2008

L'homme africain, l'homme européen et l'homme occidental sur Google.fr (suite)

Comme promis, pour donner suite à ma note précédente sur "l'homme africain", "l'homme européen" et "l'homme occidental" dans les résultats de google.fr, je vous livre aujourd'hui la configuration de quelques références importantes associées aux trois corpus recueillis.

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Que peut-on en dire ?

1. Comparé aux corpus sur "l'homme européen" et sur l"l'homme occidental", le corpus sur "l'homme africain" me semble clairement  marqué par un "buzz médiatique" considérable (importance de la référence "débat forum blog") portant sur "l'histoire", "la couleur, la race et le racisme" et "l'esclavage et la colonisation". Il s'avère donc que sur la thématique de "l'homme africain", le discours de Dakar du président français Nicolas SARKOZY et les déclarations de son conseiller Henri GUAINO se présentent comme des"référents structurants" sur le web. Notons tout de même que la référence "couleur race et racisme" est nettement plus marquée que la référence "esclavage et colonisation" dans le corpus sur "l'homme africain". Comme si ce qui était en cause c'était plus la question raciale voire du racisme que l'histoire de l'esclavage et de la colonisation en tant que telle.

2. Comparés au corpus sur "l'homme africain", les corpus sur "l'homme européen" et sur "l'homme occidental" présentent des accents singuliers sur "la culture, le culturel", les "religions", "la philosophie, les sciences humaines et sociales", les "livres et oeuvres", "la vie, la mort, le destin". En gros, il y a comme une densité référentielle sur la culture, les oeuvres de l'esprit, l'imaginaire. Notons que la référence aux "religions" donne à voir une Europe et un Occident judéo-chrétiens confrontés à l'islam et singulièrement à l'islamisme. Quant à la référence à "la vie, à la mort et au destin", elle fait d'une certaine façon écho à "l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne" dont parle Nicolas SARKOZY dans son discours de Dakar :

"Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.

Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance.


Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin
." (Nicolas SARKOZY, président de la République française, Dakar, Sénégal, le 26 juillet 2007. C'est moi qui souligne).

En ce qui concerne l'homme africain qui jamais "ne s'élance vers l'avenir...  pour s'inventer un destin" il faut bien reconnaître que Cheikh Anta Diop  lui-même en avait une appréciation bien proche. Il pointait le caractère communautaire des sociétés africaines traditionnelles en mettant en cause, je le cite, "les structures sociales communautaires sécurisantes qui enlisent nos peuples dans le présent et l'insouciance du lendemain, l'optimisme, etc., tandis que les structures sociales individualistes engendrent chez les Indo-Européens l'inquiétude morale, la tension vers le futur et toutes ces incidences bénéfiques sur la vie matérielle, etc." (Cheikh Anta Diop, In L'affirmation de l'identité culturelle et la formation de la conscience nationale dans l'Afrique contemporaine, Unesco, 1981, p.72).

On oppose souvent LA conception européenne judéo-chrétienne de l'homme qui reconnaîtrait à ce dernier une existence comme unique, un être rationnel et responsable, à LA conception africaine traditionnelle clanique de l'homme qui ignorerait jusqu'à la colonisation la reconnaissance de l'individu. A cela je voudrais d'abord inviter à la prudence et rappeler que rien n'est figé dans ce monde, y compris les structures sociales dites traditionnelles. Il  faut donc se garder des jugements ontologisants, essentialistes. Ensuite, je conseillerais la lecture ou la relecture du sociologue Norbert ELIAS, pionnier de la vision constructiviste, qui a toujours cherché dans ses travaux à dépasser la traditionnelle opposition entre individu et société. entre "je" et "nous".  ELIAS refuse de s'inscrire dans une perspective très classique d'évolution finaliste. Il tente de penser une "complexification non programmée" des sociétés, et ce sur la très longue durée (depuis le paléolithique) : Norbert ELIAS, Les transformations de l'équilibre "nous-je", dans La société des individus, Paris, Pocket, Coll. "Agora", [1987], 1991.

Tout acte de communication fait implicitement présomption de sa propre pertinence :

« Demandant l’attention d’autrui, tout communicateur donne à entendre que son message est pertinent. La tâche du destinataire est alors de construire une interprétation du message propre à confirmer cette présomption de pertinence. » (Sperber et Wilson. Relevance : Communication and Cognition 1986)

Chers amis internautes, à vos claviers donc ! Vos commentaires sont les bienvenus !

Cet article est libre de droit. Mais je compte sur votre bienveillance pour citer mon blog (pointer vers moi) en cas de reprise totale ou partielle de son contenu. Merci beaucoup !

 

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