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19/02/2009

La problématique des médicaments en Afrique... dans Google News Archive Search

Medicament.jpg

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Les médicaments en Afrique : quels enjeux ? Vaste et intéressante question, n'est-ce pas ? Dans cette note, je voudrais simplement montrer l'évolution de l'évocation, dans les résultats visibles de Google News Archive Search (version francophone), de cinq références ou groupes de références sémantiques fortement associées à cette problématique. Il s'agit des références : "sida", "paludisme/tuberculose/choléra", "antiviraux/génériques", "accès/prix" et enfin "péremption/contrefaçon/trafic". Requête utilisée : "intext:médicaments afrique".

Le graphique ci-après présente l'évolution de l'évocation de ces cinq indicateurs sur une décennie et couvrant les cinq périodes suivantes : [1999-2000], [2001-2002], [2003-2004], [2005-2006], et [2007-2008].

médicaments_en_afrique_évolutions_de_cinq_indicateurs_thématiques.png
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Deux observations :

1. La période [1999 - 2004] a été nettement marquée par une dominance de la référence à la thématique du "sida" à laquelle il faut associer la référence à la thématique de "l'accès et des prix" des médicaments, les "antiviraux et les génériques" notamment.  On notera en particulier les pics sur la période [2001 - 2004].

2. La période [2005 - 2008] est clairement marquée par la baisse des trois thématiques ci-dessus évoquées, c-à-d : "sida", "accès/prix" et "antiviraux/génériques". En revanche, on note une hausse significative du groupe de références "paludisme/tuberculose/choléra" (dans le détail, on a : paludisme>tuberculose>choléra), accompagnée d'une accentuation de la thématisation du problème des médicaments "périmés, contrefaits ou trafiqués".

A lire aussi un sujet proche : cliquer ICI

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« Demandant l’attention d’autrui, tout communicateur donne à entendre que son message est pertinent. La tâche du destinataire est alors de construire une interprétation du message propre à confirmer cette présomption de pertinence. » (Sperber et Wilson. Relevance : Communication and Cognition 1986)

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09/02/2009

Immigration en France (1999 - 2008) : évolution de la visibilité africaine

ImmigrationIllustration.jpg

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Comment a  évolué l'évocation de l'afrique dans les actualités francophnes en ligne traitant de la question de l'immigration en France ? Pour tenter d'y répondre, j'ai interrogé Google News Archive Search. Requête utilisée : immigration france. Dix sous-corpus constitués couvrant la décennie 1999 à 2008 : sous-corpus 1999, sous-corpus 2000, sous-corpus 2001, ... sous-corpus 2008.

Le graphique ci-après présente l'évolution des taux d'occurence de quelques références associées à la thématique de l'immigration en France mise en scène dans les dix soux-corpus de résultats - Google News Archive Search.

evolution_de_la_visibilité_africaine_immigration_en_france.png
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N.B. : La référence sémantique "Afrique Noire" regroupe les pays d'Afrique australe, d'Afrique centrale, d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique de l'Est. Quant à la référence sémantique "Afrique du Nord" elle regroupe principalement trois pays : l'Algérie, le Maroc et la Tunisie.

Observons attentivement ces courbes :

1. Sur la période 1999-2002, l'année 2002 marque la fin du "cycle bas" de la référence à l'Afrique de façon générale (courbe jaune : Afrique Noire+Afrique du Nord) dans les actualités francophones en ligne relatives à la question de l'immigration en France. En revanche, l'année 2003 marque très nettement le début du "cycle haut" de la référence à l'Afrique. Donc, pour résumer, [1999, 2002] = "cycle bas" de la référence à l'Afrique ; [2003, 2008] = "cycle haut" de la réference à l'Afrique.

2. Sur la période [1999, 2007], la référence à l' "Afrique du Nord" (Algérie, Maroc, Tunisie : courbe rouge) a été nettement plus prégnante (en terme de taux d'occurence) que la référence à l' "Afrique Noire" (courbe bleue claire). Mais en 2008, pour la première fois sur une décennie, les courbes s'inversent : la référence à l' "Afrique Noire" devient plus importante que la référence à l' "Afrique du Nord".

3. Notons qu'il y a comme une corrélation positive entre la référence à l' "Afrique Noire" (courbe bleue claire) et la référence sémantique "expulsion/charter" (courbe bleue foncée). Soulignons en particulier les pics de 2003 et de 2008.

4. Pour terminer, retenons qu'en 2005 (année marquée par d'importantes émeutes dans les banlieues françaises) s'affirme très clairement un nouveau discours sur l'immigration en France, un nouveau discours articulé autour des concepts d'immigration choisie versus subie et de quotas (courbe verte). A partir de 2006, pour la première fois sur une décennie, la référence à ces thématiques nouvelles (immigration choisie/subie, quotas) prend le pas sur la mise en scène des questions de "sécurité/insécurité" qui étaient dominantes jusque-là (courbe noire).

Ce sont là quelques indications qui méritent d'être regardées de près ...

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05/02/2009

Elections en Côte d'Ivoire (1999-2009) : identification versus désarmement/réunification

GbagboSoro.jpg

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Deux gros problèmes plombent la tenue des élections présidentielles en Côte d'Ivoire : l'identification des électeurs ivoiriens et le désarmement des forces militaires et para-militaires engagés dans le conflit qui a éclaté en septembre 2002 et qui a coupé le pays en deux parties, le Sud contôlé par les forces loyalistes au président Laurent GBAGBO et le Nord sous le contrôle des Forces Nouvelles (ex-Rébellion) aux ordres de Guillaume SORO.

On connaît l'importance historique de l'identification pour la population ivoirienne. La question de l' "ivorité" a non seulement constitué un des problèmes socio-politiques majeurs au cours des deux dernières décennies, mais elle est également au coeur même de la crise ouverte qui a divisé le pays et qui oppose, pour aller vite, le camp GBAGBO au camp SORO. Dès lors, depuis que le processus de paix est engagé, les Forces Nouvelles (ex-Rébellion) ont toujours exigé l'identification avant tout désarmement pour ainsi ouvrir la voie à des élections justes et ouvertes à tous les Ivoiriens alors que le président GBAGBO et ses partisans ont au contraire toujours soutenu que le désarmement et la réunification du pays devaient précéder l'identification. Il faut dire, pour être juste, que l'ensemble de la classe politique et de la presse ivoiriennes n'a pas été en reste quant aux débats souvent vifs et passionnés sur la priorité d'action à opérer entre l'identification et le désarmement.

Dans cette note, je n'entre pas dans ce débat. Je voudrais simplement montrer l'évolution de la "visibilité médiatique" des thématiques "identification" et "désarmement/réunification" associées aux questions d'élections en Côte d'Ivoire dans les actualités francophones en ligne. Le corpus analysé est constitué des résultats visibles retournés par Google News Archive Search en réponse à la requête intext:"côte d'ivoire" élections. Pour bien cerner la dimension évolutive j'ai constitué quatre sous-corpus couvrant les périodes 1999-2002; 2003-2004; 2005-2006; et 2007-2009. Par ailleurs, j'ai inclu la thématique "accords" pour "coller" au processus de paix en cours en Côte d'Ivoire.

elections_en_rci_accords,_identification,_désarmement_réunification.png

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Trois points d'observation :

1. 2003-2004 : Montée en puissance de la visibilité médiatique de la thématique du "désarmement/réunification". Faits marquants de cette période : signature des accords de paix de Marcoussis (26 janvier 2003 - France) suite à l'éclatement de la guerre du 19 septembre 2002 ;  Brusque crispation en novembre 2004 qui remet en causes toutes les avancées obtenues ; Reprise de la guerre avec l' "opération dignité" (4 novembre 2004), bombardement ivoirien de la base militaire française de Bouaké (9 morts et 37 blessés), destruction de tous les moyens aériens militaires ivoiriens par l'armée française, violentes manifestations anti-françaises.

2. 2005-2006 : La visibilité médiatique de la thématique du "désarmement/réunification" atteint un sommet. Cependant on note une légère insistance sur la thématique de l' "identification". Je rappelle que cette période est marquée par quatre évènements importants : l'attaque du Mouvement ivoirien de libération de l'Ouest de la Côte d'Ivoire (Miloci) contre des positions rebelles (28 février 2006) ; Le président sud-africain Thabo MBEKI, mandaté par l'OUA fait signer aux milices un accord de désarmement (14 mai 2005) ; Le 2 janvier 2006, des casernes d'Abidjan sont attaquées par des rebelles qui sont repoussés avec des pertes ; Enfin, le 28 février 2006 s'est ouvert un Sommet extraordinaire réunissant les principaux protagonistes de la crise ivoirienne, le premier du genre en terre ivoirienne depuis le début de la guerre civile.

3. 2007-2009 : La thématique de l' "identification" est cette fois-ci nettement plus visible que la thématique du "désarmement/réunification", médiatiquement parlant. Je rappelle que sur la période 2007-2009 le processus de paix a été marqué par : la signature des accords de paix de Ouagadougou (Burkina Faso), la nomination de Guillaume SORO (chef des Forces Nouvelles - ex-Rébellion) comme premier ministre de la Côte d'Ivoire et la cérémonie nationale de la Flamme de la Paix à Bouaké.

Pour finir, une petite réflexion. Il me semble clair que le processus de paix en Côte d'Ivoire ne peut véritablement aboutir sans une solution durable aux questions de l'identification donc d'élections crédibles et aux questions liées à une réunification effective du pays sur la base d'un désarmement crédible. Cela dit, reste le piège du cercle vicieux. Aux grands hommes ivoiriens de savoir en sortir avec courage et esprit de responsabilité. Ce qu'ils ont commencé à faire sous la médiation du président burkinabè Blaise COMPAORE.

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02/02/2009

Thomas Sankara interviewé : je-nous, peuple-ennemis

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Encore une note sur Thomas Sankara !!! (J'en ai déjà fait ici, ici et ). Figurez-vous que les stats internes de mon blog révèlent que les mot-clés "sankara" et "thomas sankara" sont parmi ceux qui sont le plus souvent saisis par les internautes pour "tomber" sur mes notes. Ce qui veut dire que Thomas Sankara est un bon sujet pour attirer des visiteurs (pas con !!!). Plus sérieusement, je fais cette note pour répondre, à ma façon, à une question que nombre de mes fidèles lecteurs m'ont posée : en gros, "quelle est votre analyse de la tragédie de la révolution burkinabè et du leadership sankariste ?"

Répondre à ma façon, dis-je. Eh bien, j'ai tout simplement analysé la configuration de quatre indices langagiers dans les paroles de Thomas Sankara en situation naturelle d'interview. Ces indices sont : "moi-je", "nous", "peuple" et "ennemis" (groupe sémantique constitué essentiellement par cinq références : ennemis, réactionnaires, la réaction, adversaires, contre-révolutionnaires). Les textes d'interviews analysés sont consultables sur le plus important site internet dédié à Thomas Sankara (www.thomassankara.net. Au passage, je dis merci et bravo aux animateurs de ce site pour le travail hautement utile d'archivage et de mise à disposition de certains documents couvrant la séquence révolutionnaire burkinabè (1983-1987).

Pour bien mettre en évidence l'évolution dans le temps de la configuration des indices langagiers retenus ici, j'ai réparti l'ensemble des textes d'interviews disponibles sur le site www.thomassankara.net en trois sous-corpus : "corpus 1983-1984", "corpus 1985" et "corpus 1986-1987". Les deux graphiques ci-après nous permettront de visualiser les résultats de l'analyse sous deux angles : l'angle de l'évolution des poids relatifs des quatre indices langagiers et celui complémentaire de l'évolution de leurs taux de variation.

poids_relatifs__je_,__nous__,__peuple_,__ennemis_.png

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Quelques commentaires

1. Thomas Sankara, dans son énonciation, utilise préférentiellement le pronom "NOUS" par rapport au "moi-je" (Voir graphique 1). Il est intéressant d'analyser ce fait de langue et de langage. Cet usage massif et constant  (voir graphique 2) du "nous" dans les actes de parole sankaristes signifie, à mon avis, que le "nous" est chez Sankara un élément central d'une stratégie discursive spécifique visant à associer le destinataire à l'origine énonciative, à présupposer un collectif nourri de sentiment d'appartenance à une communauté révolutionnaire. Dire "nous.. " c'est mettre en scène un système d'inclusion dont l'objectif est de susciter un phénomène d'identification collective, voire d'unification. Un acte de parole articulé au "nous" affirme une parole qui se veut commune et une communauté d'accord. En référant ses actes de parole authentiques au pronom "nous", Thomas Sankara semble donc proposer une identité autant qu'une conduite : inclure et viser l'unification autour des idéaux du Conseil National de la Révolution burkinabè.

2. Dans la période 1983-1984 notamment (voir Graphiques 1 et 2), on voit que le travail d'unification, de totalisation politique inscrite dans la parole sankariste passe par la mobilisation conjointe de deux thématiques en particulier : celle du rassemblement révolutionnaire pour le "PEUPLE" burkinabè et celle de l'exclusion du tiers - l'ENNEMI réel ou supposé - qu'il s'agit de combattre. Deux figures opposées et complémentaires donc : une figure attractive (le peuple), parée de toutes les vertus et qui mérite toute l'attention des révolutionnaires et une figure répulsive (l'ennemi du peuple bien entendu) à "abattre". Cette opération stratégique visiblement manichéenne de position et d'opposition permet en fait de délimiter ce que l'on pourrait appeler le territoire de l'organisation révolutionnaire, de le structurer et de l'orienter. JE me souviens qu'à l'époque, dans la ferveur révolutionnaire, l'ennemi présenté de manière plus ou moins abstraite et implacable était un personnage central qu'il convenait de contrer par tous les moyens, un personnage méthodiquement introduit dans l'imaginaire de la jeunesse burkinabè en particulier.

3. Le tryptique "NOUS- le PEUPLE-Les ENNEMIS" (en réalité une opposition "NOUS avec le PEUPLE" face aux "ENNEMIS")  qui était en vigueur dans la stratégie discursive sankariste de la période 1983-1984 perd beaucoup de sa force structurante dans la stratégie discursive sankariste de la période 1986-1987. La tension "peuple" versus "ennemis" a significativement baissé (voir Graphique 2 : évolution des taux de variation). C'est une inflexion importante. Tout se passe comme si, à ce moment là, il n'y a plus d'extérieur structurant. Le "NOUS" dont l'usage est pourtant resté d'une insistance constante dans l'énonciation sankariste (voir Graphique 2) et dont l'utisation est fondamentalement polémique se retrouve à l'étroit, refermé sur lui-même et finit par manquer de respiration. La suite est connue. Ce "Nous" implosera tragiquement le 15 octobre 1987 avec la mort de Thomas Sankara. Il implose parce que la volonté sankariste d'unification des acteurs internes de la révolution burkinabè va se heurter à l'apparition d'autres "nous" au sein même du Conseil National de la Révolution, révélant d'autres groupes constitués sur la base d'autres valeurs. Enfin, le désir de "Nous" se retrouvera confronté avec une montée en puissance du "Moi-Je" (y compris la montée du "Moi-Je" de Thom Sank lui-même : voir Graphique 2 - période 1986-1987) qui s'affirme ça et là, un "Moi-Je" irréductible et infidèle qui refuse toute appartenance imposée. La problématique du "Je" dont Norbert Elias dans La société des individus (1994) montre l'émergence historique récente et forte, reprend en quelque sorte tous ses droits dans cet espace socio-politique burkinabè où elle était finalement peu affirmée. Dès lors, le "Nous" sankariste, à l'instar de celui de Robespierre dans la Révolution française, devenait un territoire impossible. Thomas Sankara a sans doute été le premier à s'en apercevoir : il aurait proposer la RECTIFICATION de la Révolution pour aller vers plus de démocratie avant même que son compagnon d'armes, son ami, son "N°2" et finalement son tombeur Blaise Compaoré n'en fasse son cheval de bataille. Dans un de ses derniers grands discours à Bobo-Dioulasso (août 1987) il disait précisément ceci : "Dans le proche passé, nous avons parfois commis des erreurs. Cela ne devra plus se produire sur la terre sacrée du Burkina Faso. Il doit y avoir de la place dans le coeur de chacun de nous pour ceux qui ne sont pas encore parfaitement en harmonie avec le Discours d'orientation politique et les objectifs de notre plan quiquenal. Ce sera à nous d'aller à eux et de les gagner à la cause révolutionnaire du peuple... Nous devons préférer un pas ensemble avec le peuple plutôt que de faire dix pas sans le peuple." (In Thomas Sankara. Oser inventer l'avenir, p. 264, Ed Pathfinder et l'Harmattan 1991).

Pour finir, je vous laisse méditer ces deux citations :

1. "Ca me dépasse, mais c'est tout de même par moi que ça passe" (F. Flahault, La parole intermédiaire, Paris, Minuit, 1978 : 161).
2. "C'est quand je deviens Rien et parce que je suis capable de devenir Rien, de m'annuler, de m'oublier, de me dévouer, que je deviens Tout." (P. Bourdieu, Choses dites, Paris, Minuit, 1987).

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