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09/04/2009

Discours de Dakar. Sarkozy versus Royal : Comment ? Qui ? Quoi ?

 

SarkozyDakar.jpegDans un discours prononcé le 26 juillet 2007 à Dakar (Sénégal), le président français Nicolas SARKOZY avait rejeté RoyalDakar01.jpegfermement tout repentir sur la colonisation et jugé que "l'homme africain (n'était) pas assez entré dans l'Histoire". On se souvient du tollé que ce jugement présidentiel avait provoqué en Afrique notamment. Moi-même j'en avais parlé ICI.

Le lundi 06 avril 2009, dans la même ville, l'ancienne candidate du parti socialiste à la présidentielle française de 2007 Ségolène ROYAL  a tenu un contre-discours non moins polémique au fameux discours de son principal (ex)rival politique. Dans ce discours intitulé "L'Afrique et l'Europe au XXIème siècle", la présidente de la région Poitou-Charentes a eu le culot de demander "pardon" aux africains pour les "paroles humiliantes" de "quelqu'un (qui) est venu ici vous dire que l'homme africain n'est pas entré dans l'Histoire". "Car (dit-elle), vous aussi vous avez fait l'Histoire, vous l'avez faite bien avant la colonisation."

Dans cette note je propose de faire une rapide analyse (type webthemic) comparée de ces deux discours polémiques sur la base de trois axes de lecture répondant aux trois questions suivantes : Comment (sont énoncés ces discours) ?  A qui, de  qui (s'adresse ces discours, il est parlé) ?  De quoi (à quel sujet) ?

Le premier graphique ci-après présente la répartition de certains descripteurs formels permettant de répondre à la question "Comment ?" au regard des deux discours ici analysés.

discours_de_dakar_sarkozy_vs_royal_modes_d'énonciation(2).png

Observations sur le "comment" :

1. Comparé au mode d'énonciation de Ségolène ROYAL, celui du président Nicolas SARKOZY dans son discours de Dakar du 26 juillet 2007 se singularise par :
- un "vouloir dire" (utilisation plus massive de la modalité du vouloir et de verbes déclaratifs ou verbes dits d'opinion/d'attitude de façon générale ("verb_déclaratifs" sur le graphique) ;
- une centration sur la personne allocutive (le "vous") dont on sait qu'elle n'est pas seulement la personne à qui on parle, mais aussi la personne "à qui on parle d'elle" et "de qui il est parlé" ;
- enfin, une plus grande utilisation de modalisations négatives ("MNégation" sur le graphique).
Notons que la négation déclarative n'est pas une formulation neutre. En général, quand on fait une négation déclarative on répond - pour la nier, la réfuter ou la désapprouver - à une assertion, selon le cas :
* effectivement exprimée par un interlocuteur, dans le cadre d'un dialogue direct ;
* précédemment exprimée par un tiers (une autorité, la doxa, l'imaginaire, un média etc.) ;
* hypothétique, c'est-à-dire qui aurait pu être formulée par quelqu'un, ou que le locuteur aurait pu formuler à lui-même.
Il va sans dire que la négation se présente comme une sorte de "jugement sur un jugement", un "jugement anti-orienté", d'où aussi son potentiel polémique.

2. Comparé au mode d'énonciation du président Nicolas SARKOZY, celui de Ségolène ROYAL dans son discours de Dakar du 06 avril 2009 se démarque par :
- un "devoir faire" (utilisation plus massive de la modalité du devoir et de verbes factifs ou verbes dits d'action de façon générale ("verb_factifs" sur le graphique). L'emploi de "devoir" indique une sorte de prospection qui concerne l'avenir. En employant "devoir", le locuteur (la locutrice en l'occurence) se situe au moment de la parole tout en visant le futur comme un point prospectif. C'est donc marquer un engagement voire une obligation, même si on ne peut pas savoir si l'engagement (ou l'obligation) sera respecté.
- un usage équilibré et significatif du  "je/nous". Le "je" royaliste, si j'ose dire, se dilate en un "nous d'identification" (jonction entre le "je" et le "non-je") sans pour autant s'annuler ;
- enfin, un usage significatif des "modalisations de temps et de lieu" ("MtpsLieu" sur le graphique), dénotant un acte de témoignage d'un réel vécu, un réel inscrit dans le temps et dans l'espace.

Le deuxième graphique ci-après présente la répartition de certaines références sémantiques permettant de répondre aux questions  "qui ?" et "quoi ?" au regard des deux discours ici analysés.

discours_de_dakar_sarkozy_vs_royal_qui___quoi__.png
N.B. :

- "OI&InstPolitiqs" renvoie aux références "Oragnisations internationales" et aux "instances politiques" ;
- "D_esprit/imaginaire" renvoie aux références sémantiques : "histoire", "art et culture", "religions", "mythologies et légendes", "cognitions et connaissances" et "vie, mort et destin" ;
- "D_socio-économiq" renvoie aux références sémantiques : "économie et commerce", "éducation et formation", "médecine et santé", "environnement et écologie", "énergie et électricité", "agriculture, élevage et pêche" et "travail et emploi" ;
- "D_valeurs" renvoie aux références sémantiques : "droit et justice", "liberté", "égalité", "solidarité, fraternité et civisme", "humanisme" et "respect, dignité et honneur".

Quelques observations sur le "qui ?" et le "quoi ?"

1. Comparé au discours de Dakar de Ségolène ROYAL, celui du président Nicolas SARKOZY présente les particularités suivantes :
- Le discours s'adresse bien entendu à l'Afrique et aux africains. Mais il s'adresse singulièrement à la "jeunesse africaine" ;
- Pour lui dire quoi ? Eh bien, singulièrement pour lui parler de la question du rapport à soi-même (y compris à son histoire), aux autres et au monde, c'est-à-dire de "réprésentations sociales et d'imaginaires" (usage significatif et singulier du groupe de références "D_esprit/imaginaire").

2. Comparé au discours de Dakar du président Nicolas SARKOZY, celui de Ségolène ROYAL présente les particularités suivantes :
- De qui ? A qui ? Là aussi le discours parle de l'Afrique et des africains. Mais vous l'aurez noté, il se démarque clairement par ses références aux "organisations internationales", aux "instances politiques", aux "peuples" et particulièrement aux "femmes" et aux "enfants".
- De quoi ? Très clairement, le discours de Ségolène ROYAL révèle :
* d'une part, un ancrage socio-économique singulier marqué notamment par des références significatives : à l'économie et le commerce, à l'éducation et la formation, à la santé, à l'environnement et l'écologie, à l'énergie et l'électricité, à l'agriculture, l'élevage et la pêche, au travail et l'emploi ;
* d'autre part, un  appel singulier aux valeurs, qui se traduit notamment par des références significatives : au droit et la justice, à la liberté, à la solidarité, la fraternité et le civisme, à l'humanisme, au respect, la dignité et l'honneur.

Tels sont là quelques éléments d'analyse des deux discours. Je vous laisse confronter et interpréter, pour chacun de nos deux illustres locuteurs (Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL), les résultats d'analyse au plan énonciatif et au plan référentiel .

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« Demandant l’attention d’autrui, tout communicateur donne à entendre que son message est pertinent. La tâche du destinataire est alors de construire une interprétation du message propre à confirmer cette présomption de pertinence. » (Sperber et Wilson. Relevance : Communication and Cognition 1986)

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27/03/2009

Villes de débats et de rencontres : Ouagadougou versus Dakar

 

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OugaNabaKoom.jpegEntre Ouagadougou (la capitale du Burkina Faso) et Dakar (la capitale du Sénégal) quelle ville s'affiche le mieux, au DakarMonumMillenaire.jpegcours de ces dernières années, comme étant la ville de rencontres et de débats ? Pour vous en donner une idée, j'ai interrogé Google News Archive Search version francophone. Requêtes utilisées : ouagadougou OR ouaga dans un cas, dakar -"le dakar" dans l'autre (j'ai soustrait bon nombre de résultats ayant trait au "dakar sportif"). Les résultats ont été répartis en six sous-corpus couvrant les archives de la presse francophone en ligne des années 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008. L'analyse sémantique automatique de ces sous-corpus permet de vous proposer deux graphiques qui m'ont paru intéressants :

Le premier graphique concerne l'évolution de la mise en scène médiatique de références ayant trait aux débats et aux rencontres dans les six sous-corpus. N.B. : le groupe de références "débats et rencontres" renvoient sémantiquement à : débats, rencontres, dialogue, concertation, colloque, conférence, réunion, congrès, etc.

ouaga_versus_dakar_le_groupe_de_référence__débats_&_rencontres_(2).png

N.B. : - Ouaga est le nom familier de Ouagadougou.
- "D/R" signifie "Débats et Rencontres".

Observations :

1. Sur la première moitié de la période visée (de 2003 à 2005) le "corpus ouagadougou" et le "corpus dakar" ne diffère pas sensiblement quant à la référence aux "débats et aux rencontres".

2. En revanche, sur la deuxième moitié de la période visée (de 2006 à 2008) Ouagadougou "incarne" nettement mieux le visage de LA ville des "débats et rencontres".

Le deuxième graphique ci-après est une cerise sur le gateau. Il présente l'évolution de la mise en scène médiatique de références ayant trait à la communauté internationale dans les corpus visés : ONU, OMS, FAO, Banque Mondiale, FMI, Union Africaine (UA), Organisation de l'Unité Africaine (OUA), Ligue Arabe, CEDEAO, OMC etc.

ouaga_versus_dakar_le_groupe_de_référence__organisat°s_internat°les_.png
N.B. : "OI" signifie Organisations Internationales

Observations :

1. Sur la période allant de 2003 à 2004, le "corpus dakar" domine le "corpus ouagadougou" quant aux références à la communauté internationale.

2. En revanche, sur la période allant de 2006 à 2008, le "corpus ouagadougou" présente nettement plus de références à la communauté internationale que le "corpus dakar".

Notons que les résultats représentés dans ce deuxième graphique (référence à la communauté internationale) présentent la même configuration que ceux représentés dans le premier graphique (référence aux débats et aux rencontres).

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01/11/2008

Tourisme : Burkina versus Sénégal sur Google.fr

fespacoBurkina.jpeg

Le tourisme est devenu la première industrie selon l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Elle représenterait SenegPlage4.jpeg12% du PIB mondial et emploierait plus de 200 millions de personnes (8% des actifs). Secteur économique incontournable pour certains pays du Nord comme du Sud, le tourisme est envisagé comme un acteur majeur du développement et de la lutte contre la pauvreté.

Aussi ai-je voulu savoir ce que nous révèlent les résultats visibles de Google.fr concernant le tourisme au Burkina Faso (requête = intitle:tourisme burkina) et au Sénégal (requête = intitle:tourisme sénégal), deux pays francophones d'Afrique de l'Ouest. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet une petite présentation des deux pays s'impose.

Situé dans la boucle du Niger, le Burkina Faso est un pays continental de 274 200 km2, sans débouché sur la mer. Il est limité au Nord et à l'Ouest par le Mali, au Nord-Est par le Niger, au Sud-Est par le Bénin et au Sud par le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Le point le plus proche de l'Océan Atlantique est éloigné de 500 km. De climat tropical, le Burkina Faso possède une saison sèche et une saison des pluies.

Occupant l'extrémité la plus occidentale du continent africain, sur une superficie de 197 000 Km2, le Sénégal est limité à l'Ouest par l' Océan Atlantique (530 km de côte), au Nord par la Mauritanie, à l'Est par le Mali, au Sud par la Guinée et la Guinée Bissau. La Gambie, constituée d'une bande de terre longue de 350 km en bordure du fleuve , est enclavée dans son territoire sénégalais. Le climat y est tropical et sec avec, là encore, deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.

Le graphique ci-après présente la répartition des taux d'occurrences de douze univers de références dans les deux corpus de résultats-google.

tourisme_burkina_versus_sénégal_sur_google_fr.png

Observations :

1. Le corpus "tourisme burkina" se distingue par une insistance nettement plus marquée sur les références sémantiques "tourisme alternatif", "culture/culturel", "association-ong" et "villages". Il faut savoir que le tourisme dit "alternatif" se veut être un genre de tourisme qui met au centre du voyage la rencontre, l'échange, la découverte d'autres cultures. Il privilégie l'implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique, et une répartition plus équitables des ressources générées. Par conséquent, l'univers de référence sémantique "tourisme alternatif" regroupe principalement ici les références - dans les résultats visibles de google.fr bien entendu - au tourisme dit "responsable", au tourisme dit "équitable" et au tourisme dit "solidaire".

2. Le corpus "tourisme sénégal" se singularise par une insistance nettement plus prononcée sur les références sémantiques "hôtel", "guide/annuaire", "nature/chasse/pêche" (mer et fleuve compris), "agence de voyage", "sport/loisirs/sexe", "vacances" et "villes". C'est dire que le corpus "tourisme sénégal" porte singulièrement les "marqueurs" du tourisme dit de "masse" (le Sénégal est un des rares pays africains à recevoir une part significative des 4%  d'arrivées de voyageurs que reçoit l'Afrique, d'après l'OMT). Avec le tourisme de masse, les touristes veulent avoir le même confort que chez eux. Ils veulent manger, boire, parler, se divertir et être informés comme d'habitude et ne prennent pas le temps de connaître le pays visité.

C'est connu, le tourisme de masse, en dépit de la manne financière qu'elle génère, a souvent des répercussions négatives sur la population et l'environnement : production énorme de déchets, consommation élevée d'énergie et d'eau. La culture locale peut même perdre du terrain si on n'y prend garde. Ces effets nuisibles me conduisent à penser qu'il est préférable, pour les pays africains en tout cas,  d'encourager voire d'exiger un tourisme durable capable de conjuguer la liberté du voyage et du tourisme avec le respect des populations et des régions visitées.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Situé dans la boucle du Niger, le Burkina Faso est un pays continental de 274 200 km2, sans débouché sur la mer. Il est limité au Nord et à l'Ouest par le Mali, au Nord-Est par le Niger, au Sud-Est par le Bénin et au Sud par le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Le point le plus proche de l'Océan Atlantique est éloigné de 500 km. De climat tropical, le Burkina Faso possède une saison sèche et une saison des pluies.

Occupant l'extrémité la plus occidentale du continent africain, sur une superficie de 197 000 Km2, le Sénégal est limité à l'Ouest par l' Océan Atlantique (530 km de côte), au Nord par la Mauritanie, à l'Est par le Mali, au Sud par la Guinée et la Guinée Bissau. La Gambie, constituée d'une bande de terre longue de 350 km en bordure du fleuve , est enclavée dans son territoire sénégalais. Le climat y est tropical et sec avec, là encore, deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.

Le graphique ci-après présente la répartition des taux d'occurrences de douze univers de références dans les deux corpus de résultats-google.

tourisme_burkina_versus_sénégal_sur_google_fr.png

Observations :

1. Le corpus "tourisme burkina" se distingue par une insistance nettement plus marquée sur les références sémantiques "tourisme alternatif", "culture/culturel", "association-ong" et "villages". Il faut savoir que le tourisme dit "alternatif" se veut être un genre de tourisme qui met au centre du voyage la rencontre, l'échange, la découverte d'autres cultures. Il privilégie l'implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique, et une répartition plus équitables des ressources générées. Par conséquent, l'univers de référence sémantique "tourisme alternatif" regroupe principalement ici les références - dans les résultats visibles de google.fr bien entendu - au tourisme dit "responsable", au tourisme dit "équitable" et au tourisme dit "solidaire".

2. Le corpus "tourisme sénégal" se singularise par une insistance nettement plus prononcée sur les références sémantiques "hôtel", "guide/annuaire", "nature/chasse/pêche" (mer et fleuve compris), "agence de voyage", "sport/loisirs/sexe", "vacances" et "villes". C'est dire que le corpus "tourisme sénégal" porte singulièrement les "marqueurs" du tourisme dit de "masse" (le Sénégal est un des rares pays africains à recevoir une part significative des 4%  d'arrivées de voyageurs que reçoit l'Afrique, d'après l'OMT). Avec le tourisme de masse, les touristes veulent avoir le même confort que chez eux. Ils veulent manger, boire, parler, se divertir et être informés comme d'habitude et ne prennent pas le temps de connaître le pays visité.

C'est connu, le tourisme de masse, en dépit de la manne financière qu'elle génère, a souvent des répercussions négatives sur la population et l'environnement : production énorme de déchets, consommation élevée d'énergie et d'eau. La culture locale peut même perdre du terrain si on n'y prend garde. Ces effets nuisibles me conduisent à penser qu'il est préférable, pour les pays africains en tout cas,  d'encourager voire d'exiger un tourisme durable capable de conjuguer la liberté du voyage et du tourisme avec le respect des populations et des régions visitées.

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20/10/2008

Paysans et pays sur Google : Burkina Faso, Mali, Sénégal

ImageForPaysan.jpegQue contiennent les résultats de Google.fr relatifs aux requêtes "intile:burkina paysans", "intitle:mali paysans" et "intitle:sénégal paysans". Vous l'aurez compris, je cherche à savoir, pour chacun des trois pays cités (Burkina Faso, Mali, Sénégal), ce qui, dans les résultats visibles de Google.fr, est mis en scène lorsqu'on parle des paysans. Pourquoi cela m'intéresse tant ? Eh bien, pour deux raisons : la première est affective, personnelle. Je suis le fils d'un paysan et d'une paysanne d'Afrique des villages. La deuxième, au-delà des considérations personnelles, tient au fait que je pense qu'il est vraiment urgent d'attirer l'attention sur les paysans africains toujours stigmatisés mais longtemps ignorés dans les programmes d'aide au développement des pays africains. Ces braves paysans africains qui ont toujours vécu à la sueur de leur front depuis des millénaires et qui, aujourd'hui, selon une formule qu'affectionnait un célèbre homme politique burkinabè, ont juste besoin de "l'aide qui les aide à se passer de l'aide" pour aménager leur environnement et asseoir de façon maîtrisée leur développement durable.

Le premier graphique ci-après présente la répartition des "actants" (qui ont pouvoir d'action) qui sont mis en scène dans les trois corpus de résultats-Google relatifs aux trois requêtes utilisées :"intile:burkina paysans", "intitle:mali paysans" et "intitle:sénégal paysans".

paysans_burkina_mali_senegal_sur_google_fr.png

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Le deuxième graphique ci-après présente la répartition des "actés" (objets sur lesquels ont peut agir) qui sont mis en scène dans les trois corpus de résultats-Google relatifs aux trois requêtes utilisées : "intile:burkina paysans", "intitle:mali paysans" et "intitle:sénégal paysans".

paysans_burkina_mali_sénégal_sur_google_fr(2).png

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Ces deux graphiques permettent de faire les observations suivantes :

1. D'une façon générale, les associations (dont les organisations paysannes) et les ONG d'une part, le triptyque "eaux terre arbres" d'autre part, sont les références les plus saillantes.

Mais si on regarde dans le détail on s'aperçoit que :

2. les références "associations ONG", "aide solidarité", "techniques technologies", "chimie-bio-génétique" (référence à l'usage des engrais, aux autres fertilisants et aux OGM en particulier) et "formation et apprentissage" sont nettement plus accentuées dans le "corpus Burkina Faso" que dans les "corpus Mali/Sénégal" ;

3. les références "banque finance" (le micro-crédit), "chercheurs experts" et "semences" (les semences paysannes notamment) sont nettement plus convoquées dans le "corpus Mali" que dans les "corpus Burkina/Sénégal" ;

4. quant au "corpus Sénégal", il se distingue des "corpus Burkina/Mali" par une insistance plus marquée sur le triptyque "eaux terre arbres" et sur les références "instances politiques" (gouvernement, ministères etc.) et "organisations internationales".

Il apparaît donc que les mises en scènes référentielles inscrites dans les trois corpus présentent des accents singuliers qui révèlent, à mon sens, des différences d'approche face aux problématiques paysannes.

Quelques exemples significatifs à titre illustratif :

- Suite à un engagement pris avec le gouvernement américain il y a de cela 4-5 ans, le Burkina Faso est devenu, depuis juillet 2008, le troisième producteur d'OGM (organismes génétiquement modifiés) en Afrique, après l'Afrique du Sud et l'Egypte. En effet, au début juillet 2008 l'Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles du Burkina (INERA) et MONSANTO ont signé un accord commercial qui organise l'importation de semences transgéniques destinées à être reproduites en champ. Le gouvernement burkinabè a même affiché son intention de procéder à partir de 2009 à la généralisation du coton transgénique, après des tests jugés probants de variétés locales génétiquement modifiées. La COPAGEN Burkina (Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain) a demandé un moratoire de 5 ans, soulignant le danger que représente les OGM pour la santé, les terres, la vie des générations à venir et le risque de mettre leur production sous dépendance. Mais, il faut savoir qu'en ce qui concerne le coton en particulier, le Burkina Faso en serait le 2ème producteur d'Afrique derrière l'Egypte. Il ferait vivre 20%de la population, rapporterait 60% des recettes d'exportation et représenterait un quart du PIB burkinabè. C'est dire que ce secteur n'est pas anodin pour l'économie du pays...

- Du 17 au 21 février 2007 s'est tenu à Bamako - Mali un atelier organisé par la CNOP (Coordiantion Nationale des Organisations Paysannes du Mali), l'association BEED et l'IIED (Institut International pour l'Environnement et le Développement) : "Privatisation des semences, quels enjeux pour l'Afrique de l'Ouest ?" A l'issue de cet atelier, les participants déclaraient : "Nous paysans, éleveurs nomades et représentants de la société civile et des mouvements sociaux et environnementaux de 17 pays, principalement d'Afrique de l'Ouest, avec des représentants d'Afrique du Nord, d'Amérique du Sud et d'Europe [...] décalarons : soutenir l'utilisation des semences paysannes pour la souveraineté alimentaire [...] interdire les OGM sur le sol d'Afrique [...] favoriser les échanges entre paysans et les innovations paysannes [...]" (Déclaration intitulée : "Semences paysannes, fondement de la souveraineté alimentaire en Afrique" ; c'est moi qui souligne).

- "Eaux arbres terres", un équilibre précaire en zone sahélo-saharienne. Quand il n'y a pas d'arbres, l'eau se fait rare. L'eau de pluie ne restera pas dans le sol, surtout en zone sahélienne. Elle s'évaporera rapidement dans l'air, ou se déplacera sur la surface du sol, entraînant avec elle la terre arable. Le sol deviendra pauvre et infertile. Tel est le processus de la désertification. Selon les experts, cette désertification a fait perdre au Sénégal près de 2 millions d'hectares de terres arables. Ce n'est donc pas pur harsard si le Sénégal a accueilli le siège de la Commission de coordination d'un ambitieux projet panafricain : le projet de la Grande Muraille Verte (GMV). C'est un projet  de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) qui est soutenu par l'Union africaine. Il s'agit d'un vaste programme de reboisement qui ira de Dakar à Djibouti. Cette bande verte fera 15 kilomètres de large et 7000 kilomètres de long. Elle traversera le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Soudan, l'Erythrée et finira à Djibouti. Le projet prévoit également la construction de 80 bassins de rétention par pays traversé et l'introduction d'animaux sauvages dans la végétation qui sera formée.

Je n'ai pas l'outil de mesure pour savoir si cette Afrique-là est "assez entrée dans l'Histoire". Je suis cependant sûr d'une chose : cette Afrique-là est loin d'être figée, immobile, fataliste, pleurnicharde sur son sort. Non, il s'agit d'une Afrique qui se projette  et qui bouge, qui cherche des solutions à ses problèmes. Croyez-moi, cette Afrique-là n'est pas du tout empêtrée dans une prétendue crise identitaire, dans l'obsession d'un passé supposé glorieux ou d'un paradis perdu.  Je vois là une Afrique en quête et en désir d'un avenir meilleur. Il s'agit d'une Afrique en lutte et en éveil sur ses réalités. Cette Afrique-là, si elle a besoin d'accompagnement concret et efficace, de solidarité humaine tout simplement, elle a aussi besoin qu'on la respecte un peu.

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Paysans et pays sur Google : Burkina Faso, Mali, Sénégal

ImageForPaysan.jpegQue contiennent les résultats de Google.fr relatifs aux requêtes "intile:burkina paysans", "intitle:mali paysans" et "intitle:sénégal paysans". Vous l'aurez compris, je cherche à savoir, pour chacun des trois pays cités (Burkina Faso, Mali, Sénégal), ce qui, dans les résultats visibles de Google.fr, est mis en scène lorsqu'on parle des paysans. Pourquoi cela m'intéresse tant ? Eh bien, pour deux raisons : la première est affective, personnelle. Je suis le fils d'un paysan et d'une paysanne d'Afrique des villages. La deuxième, au-delà des considérations personnelles, tient au fait que je pense qu'il est vraiment urgent d'attirer l'attention sur les paysans africains toujours stigmatisés mais longtemps ignorés dans les programmes d'aide au développement des pays africains. Ces braves paysans africains qui ont toujours vécu à la sueur de leur front depuis des millénaires et qui, aujourd'hui, selon une formule qu'affectionnait un célèbre homme politique burkinabè, ont juste besoin de "l'aide qui les aide à se passer de l'aide" pour aménager leur environnement et asseoir de façon maîtrisée leur développement durable.

Le premier graphique ci-après présente la répartition des "actants" (qui ont pouvoir d'action) qui sont mis en scène dans les trois corpus de résultats-Google relatifs aux trois requêtes utilisées :"intile:burkina paysans", "intitle:mali paysans" et "intitle:sénégal paysans".

paysans_burkina_mali_senegal_sur_google_fr.png

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Le deuxième graphique ci-après présente la répartition des "actés" (objets sur lesquels ont peut agir) qui sont mis en scène dans les trois corpus de résultats-Google relatifs aux trois requêtes utilisées : "intile:burkina paysans", "intitle:mali paysans" et "intitle:sénégal paysans".

paysans_burkina_mali_sénégal_sur_google_fr(2).png

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Ces deux graphiques permettent de faire les observations suivantes :

1. D'une façon générale, les associations (dont les organisations paysannes) et les ONG d'une part, le triptyque "eaux terre arbres" d'autre part, sont les références les plus saillantes.

Mais si on regarde dans le détail on s'aperçoit que :

2. les références "associations ONG", "aide solidarité", "techniques technologies", "chimie-bio-génétique" (référence à l'usage des engrais, aux autres fertilisants et aux OGM en particulier) et "formation et apprentissage" sont nettement plus accentuées dans le "corpus Burkina Faso" que dans les "corpus Mali/Sénégal" ;

3. les références "banque finance" (le micro-crédit), "chercheurs experts" et "semences" (les semences paysannes notamment) sont nettement plus convoquées dans le "corpus Mali" que dans les "corpus Burkina/Sénégal" ;

4. quant au "corpus Sénégal", il se distingue des "corpus Burkina/Mali" par une insistance plus marquée sur le triptyque "eaux terre arbres" et sur les références "instances politiques" (gouvernement, ministères etc.) et "organisations internationales".

Il apparaît donc que les mises en scènes référentielles inscrites dans les trois corpus présentent des accents singuliers qui révèlent, à mon sens, des différences d'approche face aux problématiques paysannes.

Quelques exemples significatifs à titre illustratif :

- Suite à un engagement pris avec le gouvernement américain il y a de cela 4-5 ans, le Burkina Faso est devenu, depuis juillet 2008, le troisième producteur d'OGM (organismes génétiquement modifiés) en Afrique, après l'Afrique du Sud et l'Egypte. En effet, au début juillet 2008 l'Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles du Burkina (INERA) et MONSANTO ont signé un accord commercial qui organise l'importation de semences transgéniques destinées à être reproduites en champ. Le gouvernement burkinabè a même affiché son intention de procéder à partir de 2009 à la généralisation du coton transgénique, après des tests jugés probants de variétés locales génétiquement modifiées. La COPAGEN Burkina (Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain) a demandé un moratoire de 5 ans, soulignant le danger que représente les OGM pour la santé, les terres, la vie des générations à venir et le risque de mettre leur production sous dépendance. Mais, il faut savoir qu'en ce qui concerne le coton en particulier, le Burkina Faso en serait le 2ème producteur d'Afrique derrière l'Egypte. Il ferait vivre 20%de la population, rapporterait 60% des recettes d'exportation et représenterait un quart du PIB burkinabè. C'est dire que ce secteur n'est pas anodin pour l'économie du pays...

- Du 17 au 21 février 2007 s'est tenu à Bamako - Mali un atelier organisé par la CNOP (Coordiantion Nationale des Organisations Paysannes du Mali), l'association BEED et l'IIED (Institut International pour l'Environnement et le Développement) : "Privatisation des semences, quels enjeux pour l'Afrique de l'Ouest ?" A l'issue de cet atelier, les participants déclaraient : "Nous paysans, éleveurs nomades et représentants de la société civile et des mouvements sociaux et environnementaux de 17 pays, principalement d'Afrique de l'Ouest, avec des représentants d'Afrique du Nord, d'Amérique du Sud et d'Europe [...] décalarons : soutenir l'utilisation des semences paysannes pour la souveraineté alimentaire [...] interdire les OGM sur le sol d'Afrique [...] favoriser les échanges entre paysans et les innovations paysannes [...]" (Déclaration intitulée : "Semences paysannes, fondement de la souveraineté alimentaire en Afrique" ; c'est moi qui souligne).

- "Eaux arbres terres", un équilibre précaire en zone sahélo-saharienne. Quand il n'y a pas d'arbres, l'eau se fait rare. L'eau de pluie ne restera pas dans le sol, surtout en zone sahélienne. Elle s'évaporera rapidement dans l'air, ou se déplacera sur la surface du sol, entraînant avec elle la terre arable. Le sol deviendra pauvre et infertile. Tel est le processus de la désertification. Selon les experts, cette désertification a fait perdre au Sénégal près de 2 millions d'hectares de terres arables. Ce n'est donc pas pur harsard si le Sénégal a accueilli le siège de la Commission de coordination d'un ambitieux projet panafricain : le projet de la Grande Muraille Verte (GMV). C'est un projet  de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) qui est soutenu par l'Union africaine. Il s'agit d'un vaste programme de reboisement qui ira de Dakar à Djibouti. Cette bande verte fera 15 kilomètres de large et 7000 kilomètres de long. Elle traversera le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Soudan, l'Erythrée et finira à Djibouti. Le projet prévoit également la construction de 80 bassins de rétention par pays traversé et l'introduction d'animaux sauvages dans la végétation qui sera formée.

Je n'ai pas l'outil de mesure pour savoir si cette Afrique-là est "assez entrée dans l'Histoire". Je suis cependant sûr d'une chose : cette Afrique-là est loin d'être figée, immobile, fataliste, pleurnicharde sur son sort. Non, il s'agit d'une Afrique qui se projette  et qui bouge, qui cherche des solutions à ses problèmes. Croyez-moi, cette Afrique-là n'est pas du tout empêtrée dans une prétendue crise identitaire, dans l'obsession d'un passé supposé glorieux ou d'un paradis perdu.  Je vois là une Afrique en quête et en désir d'un avenir meilleur. Il s'agit d'une Afrique en lutte et en éveil sur ses réalités. Cette Afrique-là, si elle a besoin d'accompagnement concret et efficace, de solidarité humaine tout simplement, elle a aussi besoin qu'on la respecte un peu.

Tout acte de communication fait implicitement présomption de sa propre pertinence :

« Demandant l’attention d’autrui, tout communicateur donne à entendre que son message est pertinent. La tâche du destinataire est alors de construire une interprétation du message propre à confirmer cette présomption de pertinence. » (Sperber et Wilson. Relevance : Communication and Cognition 1986)

Chers amis internautes, à vos claviers donc ! Vos commentaires sont les bienvenus !

Cet article est libre de droit. Mais je compte sur votre bienveillance pour citer mon blog (pointer vers moi) en cas de reprise totale ou partielle de son contenu. Merci beaucoup !

 

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